Un premier Baratintamarre plébiscité à Poitiers !

Un premier Baratintamarre plébiscité à Poitiers !
1 décembre 2018 cemea-na

Une vingtaine de participant.e.s réuni.e.s pour échanger sur les frontières de l’enfance et de l’âge adulte et questionner les rapports d’autorité. C’était à Poitiers, c’était une première, et c’était le jeudi 29 novembre dernier ! Au menu, dissection des phrases toutes faites, décryptage des graines de Crapule, jeux d’écriture… le tout accompagné d’une bonne bière dans le chaleureux bar conserverie culturel, l’Envers du Bocal (16ter rue de la Regratterie à Poitiers).

Bouillonnante par moment, cocoon à d’autres, ou encore introspective, cette soirée a vu s’enflammer des discussions entre une vingtaine de personnes, militantes des Ceméa ou non.

« Tais toi quand les adultes parlent », « C’est pas grave », « Arrête de faire n’importe quoi »… des phrases entendues au détour d’une conversation avec des enfants, des phrases qui questionnent, des phrases qui agacent ou qui surprennent… Des phrases qui témoignent en tout cas des rapports adultes / enfants, disséquées tout au long de ce premier Baratintamarre. Quel sens met-on derrière ces mots ? Que disent ces mots de l’adulte qui les emploie ? A travers la déconstruction de ces réponses d’adultes, ce sont les impacts sur les enfants, adultes de demain, qui ont ici été discutés.

Souvenez-vous il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, quand vous étiez enfant. C’était quoi vos bêtises préférées ? Qu’est ce que vous disaient les adultes ? Et vous, maintenant que vous êtes adultes, qu’est ce que vous auriez envie de dire à l’enfant que vous étiez il y a des années ? Ce soir là, à l’Envers du Bocal, quelques un.e.s d’entre nous ont eu la chance de pouvoir s’écrire et s’envoyer des cartes postales-spatio-temporelles, qui, espérons-le, arriveront entre les mains des enfants que nous étions…

Un invité de marque nous a accompagné tout au long de la soirée. Un certain Fernand Deligny, venu semer des graines de crapule dans nos têtes :

Et s’il te plait, ne compte pas sur le pouvoir des mots. As-tu déjà entendu un paysan parler à ses betteraves, un jardinier à ses salades, un vigneron à ses raisins ?
Ils font ce qu’il faut pour que ça pousse et sont fort respectueux du temps. Je ne te parle pas de la pluie et du vent, mais de la durée nécessaire pour que les choses s’accomplissent.
Lorsqu’ils grommellent « ça ne va guère », c’est qu’il n’y a rien d’autre à faire.
Et si tu me dis « Oui, mais les petits d’hommes ont des oreilles ».
Je te répondrai « hélas… si ce trou n’existait pas, les adultes ne pourraient pas y déverser leurs bêtises. »

Fernand Deligny, Graine de crapule, 1960.

Un premier Baratintamarre fructueux en somme… on raconte même que certains participants auraient dit : « C’était vraiment chouette ! ».

Intéressé.e.s pour rejoindre la toute fraîche équipe de coordination des Baratintamarres ? Envie d’en organiser à La Rochelle, à Niort, à Angoulême ou ailleurs ? Contactez Rémy à Poitiers, par mail (viemilitante-poitiers@cemea-na.fr) ou par téléphone au 05 49 88 07 61.

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